Albert THIRY 1932-2009

Albert THIRY est né à Nice le 14 avril 1932, il arrive très jeune, en 1943 à Vallauris, car son père s'occupait d'un réseau de Résistance. Autodidacte, il passait ses vacances scolaires dans les ateliers de céramique. Entre 1952 et 1955, il fait son apprentissage et son perfectionnement tour à tour aux faïenceries du Sud-Est, chez Jacques Laurent et Saltalamacchia. En 1956, Il se marie avec Pyot Gavaudan, artiste décoratrice chez Giraud à Vallauris. Cette même année il est engagé en qualité de décorateur assistant à l'atelier TAPIS VERT - ouvert en 1950 par Claire et René Batigne - avec la possibilité de réaliser des pièces personnelles. Il côtoie alors Irwing Hoffman, Amédée Ozenfant, Ludwig Belmelmans, mais ausi Marcel Vertes pour qui il fera certaines éditions, Anton Prinner pour l'apprentissage des techniques de la sculpture, Mayodon, pour les techniques du bas-relief. Jusqu'en 1961, il réalisera des sculptures ayant généralement pour thème des personnages tantôt passionnels, souvent humoristiques, toujours traités avec puissance.
De 1961 à 1962, il travaille avec Charles Voltz. En 1964, Ouverture officielle de l'atelier du couple Thiry avec leur propre four à haute température.
En 1971, Pyot et Albert Thiry reçoivent le diplôme d'honneur de la Biennale de la céramique d'art de Vallauris - concours national.
En 1973, il expose aux USA, en 1974 au Japon, en 1975 en Allemagne, en 1988 exposition - de Main de Maître - au Grand Palais à Paris. Depuis 1989, il est présent aux expositions organisées par le groupe Quartz au Castel des Arts. Le groupe Quartz fondé et présidé par Alain Pruvost s'est donné pour objectif d'affirmer l'importance de la création céramique dans le monde des arts plastiques. Il décède en 2009.

La Poterie de CIBOURE 1919-1945...

" LA POTERIE DE CIBOURE 1919-1945 "
Séverine Berger, édition Atlantica 1997.


Cette manufacture illustre le foisonnement de richesses de la céramique française au début du XXème siècle.

Fondée en 1919 à Saint-Jean-de-Luz par trois camarades de guerre, Etienne Vilotte (1881-1957), Louis Benjamin Floutier et un certain Lukas (connu par sa signature LVK), la manufacture de poterie entend profiter de la célébrité de la région et du retour de la céramique dans les arts décoratifs.
En effet, le succès de Biarritz, tout proche, débute sous le second Empire quand l'Impératrice Eugénie choisit cette petite ville de pêcheurs comme lieu de villégiature. Dès lors la région est fréquentée pour une population cosmopolite, aisée à la recherche de raffinement et de modernité.
Les premiers associés choisissent la technique du grès utilisant les gisements de Ciboure et de la Négresse. Le coloris de grand feu est imposé par une cuisson des pièces entre 1200 et 1300°.

Dirigée par E. Vilotte jusqu'en 1945, la manufacture développe une première production de formes classiques dans le goût néo-grec, découlant du courant "Art Déco", et mises au point par le premier tourneur : Lukas .
Le catalogue de 1930 propose à la clientèle des amphores, bombyx, alabastres, cratères, coupes plates, lécythes, hydries, stammos... tous décorés dans le goût néogrec mis au point par Floutier, 1er prix de Rome.

Après le rachat de la poterie par Rodolphe Fischer en 1945, la production s'oriente vers le style néo-basque. L'intérêt pour un style régional traversé par la modernité apparaît tout d'abord dans l'architecture comme en témoigne la villa du couturier Jean Patou par Louis Süe ou le Casino de Saint de Luz "La Pergola" par Robert Mallet Stevens.
Elle suit aussi la vocation touristique de la ville dont la clientèle recherche des scènes pittoresques, appliquées à des formes utilitaires. Cette évolution stylistique s'accompagne d'un changement technique : les pièces sont désormais moulées, le tour est progressivement abandonné.

La marque " VE " utilisée depuis 1922, date de création officielle de la poterie, est abandonnée en 1951 pour la marque " RF " des initiales de son nouveau propriétaire Rodolphe Fischer. Elle change à nouveau pour " MF " quand Max Fischer prend la suite de son père.

L'entreprise connaît alors le succès et multiplie les points de vente : Bordeaux, Toulouse, Paris par l'intermédiaire de grands magasins. Elle poursuit son activité jusqu'en 1995 sans véritable changement.

Bibliographie:
" La Poterie de Ciboure 1919-1945 ", Séverine Berger, édition Atlantica 1997.

" Poteries, Faïences Française ", Tardy, 2ème édition, 1949.





Faïence de SARREGUEMINES

MUSEE DE SARREGUEMINES- LA CHINE, LE JAPON dans les décors des faïences de Sarreguemines

L'activité débute en 1790. Nicolas-Henri Jacobi et deux autres associés installent la première manufacture. Toutefois, la conjoncture n'est guère favorable. Jacobi achète alors un moulin à huile qu'il transforme en moulin de cailloutage situé en bord de rivière, mais sa bonne volonté ne suffit pas : les difficultés d'approvisionnement en matières premières, l'hostilité et la méfiance des habitants, la concurrence des manufactures anglaises et françaises et les troubles de la Révolution poussent Jacobi à céder la place...

Paul Utzschneider et le début de l'expansion
Ce jeune Bavarois dynamique reprend la manufacture en 1800 et la redresse rapidement. Napoléon Ier devient un de ses meilleurs clients et lui passe plusieurs commandes. L'usine produit la pluspart de carrelage mural pour le metro parisien quand il est construit.
Utzschneider, un jeune homme inventif, introduit de nouvelles techniques de décoration. L'expansion est telle qu'il doit ouvrir de nouveaux ateliers. Il fait ainsi l'acquisition de plusieurs moulins. Les protestations suscitées par les déforestations l'amènent à l'utilisation de la houille en substitution du bois, mais il faut attendre 1830 pour que soient construits les premiers fours à houille.

Le temps de l'industrialisation
En 1836, Utzschneider confie la direction de la manufacture à son gendre, Alexandre de Geiger. Ce dernier fait édifier de nouvelles constructions en respectant l'harmonie du paysage. Le Moulin de la Blies est édifié en 1841 dans cet esprit.
En 1838, Alexandre de Geiger s'était rapproché de Villeroy & Boch. Cet accord a contribué à la croissance de l'activité. La révolution industrielle bat son plein, une architecture nouvelle apparaît, avec l'apparition de toits en sheds et de hautes cheminées à section ronde évitant la retombée des fumées sur les habitations voisines.
Les nouvelles usines construites en 1853 et 1860 fonctionnent ainsi uniquement à la vapeur. Dans les ateliers, la modernisation porte essentiellement sur les énergies nécessaires aux machines.

La consolidation et le changement de siècle
En 1871, suite à l'annexion de la Moselle à l'Allemagne, Alexandre de Geiger quitte Sarreguemines et se retire à Paris. Son fils, Paul de Geiger, assure alors la direction. Deux nouvelles usines sont construites à Digoin et à Vitry-le-François.
Paul de Geiger meurt en 1913, année où Utzschneider & Cie est scindée en deux sociétés, l'une gérant l'établissement de Sarreguemines, l'autre les usines françaises (Digoin et Vitry-le-François).
En 1919, après la première guerre mondiale, l'unité se reconstitue sous le nom de Sarreguemines-Digoin-Vitry-le-François et est administrée par la famille Cazal. Durant la Seconde Guerre mondiale, la faïencerie fut mise sous séquestre et sa gestion confiée de 1942 à 1945 à Villeroy & Boch.

Au debut du 20e siècle l'usine de Sarreguemines, qui se spécialise dans le carrelage decorative, profit des artists comme H. Steinlein. Ils sont engagés pour desinner du carrelage mural pour des grands magasins, des magasins et des entrées des immeubles.

Les années Lunéville
En 1978, suite à une OPA, la manufacture est rachetée par le groupe Lunéville-Badonviller-St-Clément. C'est le tournant décisif de l'histoire de la faïence à Sarreguemines : la fabrication de vaisselle est abandonnée en 1979 et l'usine se concentre sur celle de carrelage, murs et sols. Le site du moulin de la Blies est abandonné.
En 1982, la faïencerie prend le nom de Sarreguemines Bâtiment.
Dans l'usine de Vitry-le-François on produit du sanitaire, à Digoin on fait de la vaiselle pour la restauration collective et à Lunéville-Saint-Clément ils créent des pièces d'art et des pièces decorative.

La fin
En 2002, suite à un plan de reprise de 19 salariés et cadres devenus actionnaires, l'entreprise prend le nom de Céramiques de Sarreguemines. Il reste 130 ouvriers qui essayent de maintenir l'outil de production.
En 2005, l'entreprise est placée en liquidation judiciaire. La production continue avec une soixantaine d'ouvriers.
Le 9 janvier 2007, le tribunal ordonne la liquidation et la fin de l'activité au 1er février 2007. La faïencerie de Sarreguemines n'existe plus. Lunéville-St Clément continue à produire certains modèles qui en avaient fait la renommée.





La Manufacture de CAPODIMONTE

Un peu d'histoire sur la Manufacture de Capodimonte..

 

Elle ouvre ses portes, à Naples, en 1743 sous l'égide de Charles de Bourbon, roi de Naples.  Avec sa femme, la reine marie- Amelie, petite fille de Auguste le Fort, créateur des fameuses fabriques de porcelaine de Meissen, ils instituent la Manufacture Royale de Capodimonte. À cette époque, le chimiste Livio Ottavio Schepers améliore la composition de la pâte tendre et, surtout, le sculpteur Giuseppe Gricci et le décorateur Casella créent d'importantes œuvres d'art dont la plus importante est le boudoir de la reine Marie-Amélie entièrement décoré de porcelaines, des murs jusqu'aux lampes.

Lorsque Charles de Bourbon monte sur le trône d'Espagne, il fait démolir la manufacture  pour la transférer en Espagne avec ses artistes et leur matériel. Une nouvelle production voit le jour au Palacio del Buen Retiro près de Madrid, conservant comme marque la fleur de lys gravée et rehaussée de bleu ou d'or .

Après le décès du roi Charles III, son fils,Ferdinand IV continue de soutenir la production de cette porcelaine décorative avec la Real Fabrica Ferdinandea qui ouvre ses portes en 1771 à Portici près de Naples.  Sous la direction de l'artiste Domenico Venuti la manufacture connaît son âge d'or ; période au cours de laquelle sont produits des services de table qui ornent la table du roi.



La beauté des porcelaine était accentuée par un vernis qui donne des effets de lumière et des tons veloutés. La décoration s’inspira au début des porcelaines de Meissen, puis elle suivit plus particulièrement le goût rococo. Assez rapidement les œuvres de Capodimonte proposèrent une forme plus élégante et raffinée. Des sujets originaux voit le jour (animaux, oiseaux, groupe de figurines et figurine seule), qui devinrent célèbres dans toute l’Europe.

Les formes sont trés variées: les brocs et les bassins, des vases polychromes,de la porcelaine d’usage domestique, les services de plats  d’inspiration japonaise ou des décorations fantaisie représentant des paysages, des compositions de fleurs ou encore des sujets d’inspiration mythologique mais aussi des représentations de la ville de Naples. Les statuettes réalisées à capodimonte se caractérisent par des détails délicats et précis, elles sont toujours très expressives et d'un réalisme saisissant.

Au cours du XIXème,la production s'oriente vers les objets décoratifs faits de fleurs. C'est l'origine de ce style particulier appelé Capodimonte. La porcelaine de Capodimonte se distingue finalement par des tasses, vases et, plus généralement, par des objets comportant des fleurs. Tous sont décorés par des artistes napolitains expérimentés qui ont donné naissance aux premières usines artisanales.

Faïencerie FIVES LILLE

Au XVIII ème siècle Jean Bernard De Bruyn dirigeait déjà une faïencerie à Louvain en Belgique.

Après sa mort en 1805, son fils Martin De Bruyn dirige la faïencerie qui la transmet ensuite à son fils Denis De Bruyn.

C'est Antoine Gustave De Bruyn, fils de Denis, qui s'installe à Fives en 1864.

D'abord installé rue de Juliers, il déménage rue de Malakoff, avant d'élire domicile rue de l'Espérance au n°22. C'est à cette adresse qu'est construite la faïencerie.

A partir de 1887 apparaissent les premières "barbotines décorées" de la faïencerie De Bruyn à Fives-Lille : des cache-pots, pichets, pots à tabac mais aussi jardinières et vases, dessusde cheminées, porte-parapluies.

Et en 1889 De Bruyn est récompensé d'une médaille à l'Exposition Universelle de Paris.

En 1917, un incendie ravage l'usine, et désorganise fortement la production.

Si au début du XX ème siècle, la faïencerie employait quelques 150 ouvriers et s'étendait sur environ 1.4 hectare, elle en compte jusqu'à 400 à l'aube de la Première Guerre Mondiale.

Vendue dans les années 1950, la faïencerie continue à produire avant d'être définitivement fermée en 1962.

 

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